67 Accueillir l’abondance

Dieu est la seule chose dont l’homme se languit.

Aujourd’hui, nous discuterons de l’abondance.  Tu as souhaité que tombe la pluie sur ta terre desséchée.  Tout au long de la soirée, tu n’as entendu que des gouttelettes et tu as cru que c’est tout ce qui serait déversé ce soir-là.  Le Sud et l’Ouest de Maui ne reçoivent qu’une quantité limitée de précipitations, ce qui est comparable aux conditions auxquelles est soumis le désert.  C’est d’ailleurs ainsi que tu expliques aux touristes le climat à Lahaina et Kihei ; une zone désertique qui n’a pas reçue de précipitations depuis plusieurs années.

C’est ainsi que se vit également la condition humaine dans le monde de la forme – n’ayant jamais assez de ce dont tu crois avoir besoin pour voir la terre prospérer.  La montagne est desséchée et assoiffée, propice à un embrasement. Les arbres sont en quête de nutriments et même les petits geiko peinent à trouver de quoi étancher leur soif. 

Tu vis dans un état d’esprit où règnent la famine et la privation.  Cette croyance te hante jour après jour alors que tu attends la pluie et cherche, du regard, des nuages qui n’arrivent jamais.  En cela, se reflète la croyance en la séparation de Dieu.  Des yeux d’êtres humains considèrent la condition humaine comme étant sans espoir – en constante démonstration de ses échecs.  Tu reconnais cela en toi également.  Jusqu’à un certain point, tous les hommes croient qu’il n’y a pas d’issue; à l’image de la mangouste représentée dans la toile à la galerie.

En l’absence de la pluie, les champs et les flancs de montagne seront victimes des flammes et plus rien ne subsistera pour accueillir la vie.  Le côté de Maui, orienté sous le vent, représente mt, le soi séparé, ainsi que tous les hommes vivant sur terre.  À présent, la pluie tombe depuis une demi-heure, ce qui représente le double de tout ce que tu as vu tomber cette année.  Tu l’entends tomber après une saison sèche qui s’est échelonnée sur six longs mois.  Cette obsession, que tu cultives à propos de la pluie et de sa venue n’est qu’un reflet de ton désir de retourner à ton Foyer au Ciel, là où l’abondance est sans fin.  Tu crois que le flanc ouest de la montagne ne verdira plus jamais, tout comme tu crois au tarissement des plans d’eau.  Ces pensées te hantent constamment et tu as perdu la foi en un lendemain plus doux.  Tu te désespères, te croyant aux prises avec la sécheresse et la mort jusqu’à la fin de tes jours.

Plus tôt, cette semaine, l’idée que tes économies pourraient prospérer au lieu de s’amenuiser t’a effleuré l’esprit.  Tu t’es souciée toute ta vie à propos de tes ressources financières, craignant qu’elles ne parviendraient pas à te soutenir convenablement et tu te voyais, en état de manque, forcée à mendier.  C’est pourquoi tu as économisé afin de parer à toute éventualité, t’épargnant, par la même occasion, cette fin imaginaire où tu te voyais sans nulle part où aller et sans aucun moyen de subsistance.  Cette peur est de même nature que celle ressentie en l’absence pluie, privant ainsi l’île de son moyen de subsistance. Cela n’est qu’une projection de la peur de la colère de Dieu et par conséquent, Il ne subviendrait pas à te besoins ni te protégerait; te privant à tout jamais de Son Abondance et te maintenant hors de portée de Sa Grâce.

Il est très important d’examiner ses doutes.  Lorsque la peur et le doute règnent dans ton esprit, il n’y a pas d’espace pour accueillir l’Abondance de Dieu. 

 

Le monde et ses manifestations proviennent des pensées.  Elles ne sont que des projections de ce que tu as créé dans ton esprit.  Avant cette semaine, tu n’avais pas réalisé à tel point ton esprit est obnubilé par la pensée de peur reliée à ta subsistance et à ton existence sur cette magnifique île.  Il s’agit ici de pauvreté ressentie à l’intérieur par tous les êtres humains car tous s’y croient séparés de Dieu. 

L’homme se languit et seul en Dieu trouvera-t-il l’accomplissement soit; la fin de son attente et de son désir d’être réuni.  Car seul Dieu peut offrir à l’homme ce qu’il cherche et ce à quoi il aspire :  l’Amour de Dieu.

Ce monde, ainsi que ces corps qui l’habitent, est issu de la peur.  Tout ce que le corps perçoit émerge de celle-ci car la peur est l’état dans lequel évolue l’esprit de l’homme.  Son cerveau sert l’idée de séparation et il n’est pas de Dieu.  Celui-ci tente d’imiter l’Esprit de Dieu, mais il demeure limité et ne peut concevoir que l’Esprit de Dieu ne peut que s’étendre.  Et l’homme ne connaîtra jamais la complétude en Dieu par l’exercice de son intellect.

  La connaissance de Dieu ne peut être donnée que par Dieu Lui-même.

  Et Je suis la Voie qui te mènera à cette révélation, t’emportant au-delà du domaine dans lequel règne la séparation. 

C’est un processus qui prend du temps car chaque moment qui te rapproche de Lui, dans un état de grâce, sera remis en question par les doutes créés par l’ego.  C’est un dilemme.  L’homme croit avoir raison et, lorsqu’il perçoit le monde depuis la vision de l’ego, il se croit séparé de Dieu à jamais.  En M’interpellant, désireuse d’entendre Ma Voix et de connaître Mes directives, tu supplantes la voix de l’ego et tu apprends à reconnaître Ma Voix comme étant la seule à laquelle répondre.  Lorsque l’ego n’est plus considéré, recherché et suivi, son influence est annihilée.  Et c’est dans ce processus que tu investis à présent. 

Le but de nos transcriptions quotidiennes est de te familiariser et de t’exercer à n’entendre que Ma Voix et de constater à quel point, en ces mots, résident la vérité. 

Tu te pardonnes le fait de remettre en question Mes prédictions alors que tu vois se révéler, à tes yeux, chacun de tes pas préalablement annoncé; te dévoilant une concordance parfaite avec Ma Volonté, laquelle te conduit à ton prochain pas.  Notre progrès semble lent mais il en est tout autrement dans le domaine hors du temps où chaque pas prend des mesures exponentielles.  Ceci est hors de portée de ton entendement et est incompréhensible pour un cerveau humain.  Tu jouis toutefois d’un infime aperçu de ce qui est à venir à la fin du voyage, là où nous rirons ensemble de ce qu’est le rêve et où nous nous joindrons à notre Père, ne faisant plus qu’Un.  Entre-temps, réjouis-toi de cette pluie qui tombe et célèbre le Règne de Mon Abondance dans ton esprit.

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