Marjorie Tyler

J’ai grandi en banlieue de Boston où je suis née. Je suis l’aînée d’une fratrie de trois. Mes parents étaient les piliers de notre église Protestante, plutôt libérale. Mon père était sans nul doute, l’homme le plus affable et le plus patient que j’ai eu l’occasion de connaître. Et il a pris grand soin de me répéter: Dieu est réel. Il étudiait la bible et ses commentaires de façon quotidienne. Ma mère, quant à elle, m’a insufflé le désir de devenir travailleuse sociale puis artiste à Maui. Elle m’a encouragé dans la recherche de mon Soi.

Au collège, j’ai acquis certaines connaissances sur la réalisation de Soi et c’est à ce moment que j’émis le vœu de découvrir mon Soi. Je n’avais aucune idée de la signification de termes tels que s’auto-réaliser ou illuminé mais j’avais la ferme intention de le découvrir. Ma voix intérieure me fût révélée par l’entremise de mes rêves que j’enregistrais pour ensuite les analyser avec attention. L’analyste de mes rêves, formée à la psychanalyse Jungienne m’a avoué n’avoir jamais rencontré une personne dont les expériences présentaient une synchronicité aussi remarquable. Maintenant, j’offre tous mes rêves au Saint-Esprit afin d’en connaître Son interprétation.

En 1970, j’ai suivi, pendant 8 années, les lectures hebdomadaires de G.I. Gurdgrill, qui nous faisait la promesse de nous révéler notre véritable Je, chose qui ne se produisit pas. Au cours d’un voyage au Sri Lanka, je découvris Sri Sathya Sai Baba, un saint en Inde, et qui, à mes yeux, démontrait les miracles de Jésus; ceux-ci m’étaient si familiers depuis l’enfance car j’en ai fait la lecture dans le Nouveau Testament. Je disais à mes proches amis que je partirais immédiatement pour rejoindre Jésus si il était vivant. Baba devint mon substitut à Jésus. Entre le milieu des années ’80 et ’90, je me rendis à l’ashram de Baba en Inde à deux reprises. J’y ai observé ses miracles et étudié ses enseignements qui étaient profondément reliés au concept de la recherche du Soi et à la reconnaissance qu’il y avait qu’un seul Dieu. Toutefois, je n’y ai pas trouvé le Soi dont je me languissais tant et je n’ai pu faire l’expérience d’une réelle ouverture du cœur, étant pour moi, la disposition qui accompagnait l’illumination.

En 1991, un ami medium m’a décrit, de façon très détaillée, deux individus avec lesquels je devais impérativement travailler. Il faudra, toutefois, deux autres années avant que je puisse faire leur connaissance et les reconnaître essentiels à la poursuite de mon cheminement. Lorsque je fis la connaissance de mon enseignant Sufi, j’ai senti que mes prières étaient exaucées et que j’avais trouvé la façon de faire pour ouvrir mon cœur. Pour moi, la branche mystique de l’Islamisme en détenait la clé. Je me suis beaucoup investie dans la communauté installée au Minnesota et devint la directrice de la division de Denver. C’est à cet endroit que j’ai rencontré Jo. Et, lors d’un discussion avec Meera, à propos de mon professeur, alors qu’elle ne connaissait rien du Sufisme, décida de se joindre au groupe. Jo, Meera et moi avons cheminer sur le parcours du Sufisme pendant les huit années qui suivirent.

C’est le 11 septembre 2001 que Tom (mon mari depuis 35 ans) et moi partions en voyage en destination d’Hawaii. Lorsque les Tours Jumelles s’effondrèrent ce matin-là, j’ai su intuitivement que j’allais perdre deux piliers importants dans ma vie. Toutefois, je ne savais les identifier. Nous ne sommes pas partis ce matin-là mais deux mois plus tard, nous volions en direction de Oahu pour rendre visite à mon amie Zoé. Elle était praticienne d’une technique capable de dévoiler les multiples croyances qui nous cachent notre Soi authentique. Mon amie medium a su me confirmer que mon enseignant Sufi ainsi que Zoé étaient bien les deux individus qu’elle m’avait décrit deux ans auparavant. Zoé travaillait avec moi pendant notre séjour à Oahu et lors de notre dernière rencontre, j’ai pris conscience de ma dépendance envers mon maître Sufi et je devais le quitter ainsi que la communauté afin de me permettre la poursuite de ma quête sans aide extérieure.

En mars 2003, je me préparais à visiter Zoé sur l’île de Maui où elle était déménagée, mais cette fois-ci, Tom ne pouvait m’accompagner. Au cours de ma visite, alors que je me tenais sur la plage située en façade d’un complexe immobilier (qui deviendrait ma résidence), j’ai reçu une directive très claire; je devais divorcer mon mari et déménager à Maui. Je n’avais aucun désir d’abandonner mon mariage et mettre fin à ma pratique mais je savais que c’était un appel divin que je me devais de respecter. Tom ne désirait pas déménager à Maui mais il comprenait mon implication profonde à poursuivre ma quête spirituelle. Il m’a supporté autant qu’il pouvait lors des préparatifs du départ et, très rapidement, tout ce dont j’avais besoin pour débuter ma nouvelle vie à Maui s’est matérialisé. Je me suis convertie à l’art et j’ai joint la Lahaina Arts Society, où je vendais mes oeuvre en plus de travailler à la galerie Banyan Tree Gallery.

Depuis mon départ de Denver à Maui, je maintenais des contacts quasi journaliers avec Jo et Meera. Nos conversations tournaient principalement autour du livre Un Cours en Miracles. Nous avons rencontré Un Cours en Miracles à différents moments dans nos vies et j’en faisais une lecture quotidienne en 1986 jusqu’en 1988. Nous avons débuté une étude approfondie du Cours simultanément et nous nous y sommes investies afin de connaître la Voix du Saint-Esprit; telle qu’elle est décrite dans le Texte et les Leçons. Nous étions déterminées à s’éveiller du rêve de la forme et de reconnaître le Saint-Esprit – le Soi Unique que nous partageons tous avec les autres êtres humains sans exceptions. Nous avons lu et relu l’ouvrage de Ken Wapnick intitulé The Journey through the Workbook of a Course in Miracles. Nous étions consciente des exigences inhérentes à la finitude de notre quête soit; la connaissance de notre Soi. Pour ce faire, nous devions lever chaque voile de jugements, de projections de l’ego sur nos relations particulières et nous devions ensuite se les réapproprier. Nous avons fait appel aux enseignements de Baron Katie qu’elle nomme The Work – Se Transformer, et nous avons entrepris le travail de se réapproprier chaque projection pur ainsi découvrir la vérité cachée derrière chaque jugement. Essentiellement, cela représentait l’exercice de pardon tel que décrit dans le Cours par le Saint-Esprit. Ce qui y est décrit comme le moyen d’atteindre Sa Voix. Nos échanges quotidiens nous permettaient de demeurer honnêtes dans notre démarche tout en nous gardant sur la bonne voie. Peu à peu, nous pouvions constater des changements en chacune de nous; nous étions plus douces les unes envers les autres, plus disposées à pardonner et plus patientes envers nous-même et les autres et ce, que ce soient des membres de nos familles ou des amis.

C’est après huit années de travail inspiré par le Cours, qui était dorénavant au centre de chacune de nos vies, que je m’éveillai, une nuit, et que je vis, sur l’écran de mon esprit, le mot WRITE – ÉCRIS. Et au même moment, j’entendis le même mot, émis par cette voix, non-voisée, que j’avais appris à reconnaître comme étant celle du Saint-Esprit. Toute ma vie j’ai conversé avec mon Moi Supérieur sans me douter qu’il s’agissait en fait du Saint-Esprit. J’en ai reçu ensuite le message par l’intermédiaire de mes rêves, de synchronicités et de certains signes éclairant toujours davantage mon questionnement à ce sujet. Cependant, je n’avais toujours pas reçu un téléchargement d’informations. Le soir du 8 août 2012, il s’avéra très clair que j’étais appelée à devenir le scribe d’un livre. Et j’ai demandé une confirmation sans équivoque, de la part du Saint-Esprit; je lui ai demandé de me transmettre en rêve la visualisation du livre en question.

Je me tenais debout sur un trottoir. Je pouvais admirer une construction d’arches qui surplombait une rue se déversant vers l’infini. Un jeune garçon vint à moi et recouvra nos épaules de sa couverture alors que nous marchions ensemble. Ensuite, son père nous a rejoint et m’offrît un livre bleu-clair dont la couverture représentait une rotonde qui, pour moi, symbolisait l’union entre tous les hommes. J’ai tenu à le protéger et le fît glisser dans un sac de tissu dont la texture était très douce au toucher.

À mon réveil, j’ai éclaté en sanglots car tout doute était écarté; l’ordre d’écrire provenant réellement du Saint-Esprit. Il m’a fait voir le livre. C’est alors que commença les transcriptions. Depuis ce jour, je prends en note Son message quotidien qui contient environ 1000 mots. Je fais cela habituellement le matin, après ma randonnée que j’entreprends à l’aurore. Les messages me sont transmis sans interruptions depuis trois ans. Et peu après les premières transcriptions, le Saint-Esprit m’affirma qu’une maison d’édition se présenterait d’elle-même en temps et lieu. Ce n’est pas plus tard que le 15 août 2003 que je rencontrai Sharon Lund pour la première fois alors que l’instruction m’est venu du Saint-Esprit; l’inviter à venir prendre le thé en compagnie d’une connaissance commune. Et c’est alors, qu’Il m’informa que Sharon, qui venait tout juste de s’établir à Maui, serait celle qui publierait le livre. Sharon Lund est un don du ciel qui nous donna toutes les directives nécessaires à la publication du livre.

Par mon expérience d’entendre la Voix du Saint-Esprit, j’ai démontré à Jo et Meera que l’éveil à la Voix est possible et immanent. Le Saint Esprit affirma clairement qu’Il répondrait à toutes demandes, et c’est pourquoi j’ai intégré l’habitude de Lui demander conseil à propos de tout ce qui me concernait dans ma vie. Je prenais le temps de m’assoir avec Lui, carnet de note et stylo en main, ou encore à l’ordi, requérant Son interprétation et Sa guidance. Et je continuais à Lui poser la question jusqu’à ce qu’Il m’apporte clarté et paix. Forte de cette expérience, j’ai encouragé et finalement insisté auprès de Meera et Jo à faire de même. Il ne fallut que quelques semaines et nous entendions toutes les trois la même Voix, la Voix que nous connaissions si bien; la Voix familière du Cours.

Le Saint-Esprit répond à toutes les questions, particulièrement celles qui présentent une demande d’aide d’ordre personnel ou encore tout autre sujet qui nous touche. Ces réponses sont toujours aimantes et empreintes de bonté. Je ressens la Constance de Sa Présence. Et en partageant de façon quotidienne le contenu de nos messages respectifs, notre confiance en Lui ne cesse de s’épanouir. Notre expérience s’est avérée un outil pour d’autres, les incitant à s’ouvrir à Lui et d’entendre Sa Voix. Nous sommes certaines par cet exemple que tous peuvent parvenir à ressentir Sa Présence.

Je coule désormais des jours heureux dans une aisance jamais connue à ce jour. Je suis en mesure d’observer le système de pensée de l’égo de manière impersonnelle et je sais que celui-ci est fondé sur la peur et qu’il n’a aucun pouvoir intrinsèque.

J’écris cette biographie alors que j’entends la Voix du Saint-Esprit depuis trois ans et depuis ce temps, je mène ma vie selon Ses directives. Je regarde désormais ce que fût ma vie avec de nouveaux yeux, éveillée à Sa Vision. En vivant ainsi, consentante à Le laisser diriger ma vie, à L’accueillir tel mon compagnon et guide, mon Ami de confiance, ma vie est paisible dans un contentement jamais ressenti auparavant. Tous les jours, Il nous accompagne un peu plus loin .